atelier horizon

Nous utilisons le paysage comme un levier de transformation globale

Déminéraliser : un levier global de transformation​

Face à l’accélération du changement climatique, la fin du « tout-au-béton » est devenue une priorité régionale. Que ce soit à travers les objectifs de résilience du Blue Deal en Flandre ou les ambitions de la stratégie Good Living et du Plan de Gestion de l’Eau à Bruxelles, l’enjeu est clair : nos sols doivent redevenir perméables pour lutter contre les îlots de chaleur et restaurer le cycle naturel de l’eau. Déminéraliser n’est plus une option technique, c’est une nécessité pour rendre nos territoires résilients.

 

Cet acte de « réparation » est le point de départ d’un rééquilibrage nécessaire entre les fonctions urbaines, la restauration du vivant et les nouveaux usages sociaux. À travers une approche qui lie expertise des matériaux, cycles écologiques et processus de dialogue, nous transformons les surfaces inertes en écosystèmes actifs et partagés, capables de répondre durablement aux défis contemporains.

Restaurer les cycles écologiques

Nous envisageons la déminéralisation comme un levier de restauration des cycles naturels. Au-delà de la simple perméabilité, notre approche vise à recréer des continuités écologiques là où le bitume avait rompu le dialogue entre le sol et le vivant.

 

Régénérer le métabolisme des sols : En libérant la terre, nous permettons le retour de la microfaune et le stockage du carbone. Ce n’est pas seulement l’eau qui s’infiltre, c’est la vie qui reprend ses droits pour offrir aux plantations un substrat fertile et autonome.

 

Structurer des écosystèmes résilients : Nous concevons la trame végétale comme un système global. La gestion des eaux pluviales devient alors le support de zones humides urbaines et d’espaces frais, capables de réguler naturellement le microclimat de nos quartiers.

Une déminéralisation repensée par les usages

Déminéraliser est un acte de conception global, ce n’est pas qu’une réponse technique à des enjeux hydrauliques. Pour nous, chaque mètre carré libéré doit trouver sa juste place dans la trame fonctionnelle du projet.

Nous travaillons avec un gradient de perméabilité ajusté à l’intensité de chaque lieu. Grâce à une palette de matériaux sélectionnés pour leur résistance et leur accessibilité, nous optimisons l’espace pour l’infiltration sans compromettre ses fonctions. Cette stratégie assure une cohérence totale entre programmation spatiale et capacités du sol. En croisant logiques hydrauliques, expertise des matériaux et pratiques sociales, nous façonnons des espaces publics qui réconcilient enfin usage urbain et fonction écologique.

Rééquilibrer l'espace public

Au-delà de l’acte technique, déminéraliser impose un rééquilibrage profond de l’espace public. C’est l’occasion de requestionner la place prédominante de la voiture pour redonner plus d’espace aux autres usages, à la nature et à ses fonctions climatiques.

 

Ce changement de paradigme génère des frictions sociales et politiques fortes. La déminéralisation est devenue un acte conflictuel.

 

C’est pourquoi nous organisons le projet comme un processus de débat qui accompagne la transition sans la contraindre. A travers une mise à plat des enjeux, des besoins et des aspirations, le projet cherche le point d’équilibre pour restaurer la valeur sociale de l’espace public et en faire un lieu partagé et durablement habité.